Maroc-France : Après Rachida Dati, le président du Sénat français en visite officielle mardi à Laâyoune, chef-lieu du Sahara marocain

Le Président du Sénat, Gérard Larcher est arrivé dimanche 23 février à Rabat, pour une visite officielle du 23 au 26 février au Maroc, à l’invitation du Président de la Chambre des Conseillers, Mohamed Ould Errachid, une visite qui le conduira demain mardi à Laâyoune au sud du Sahara marocain.

Le président du sénat, Larcher sera accompagné d’une délégation  comprenant les sénateurs Christian Cambon, Président du groupe d’amitié France-Maroc, Cédric Perrin, Président de la Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées ainsi que de la sénatrice Corinne Féret et Hervé Marseille, Vice-présidents du groupe d’amitié France-Maroc, indique un communiqué de presse publié le 21 février, sur le site de la Présidence du Sénat, précisant que Larcher sera également reçu ce lundi, au siège du parlement marocain, par le Président de la Chambre des Représentants, Rachid Talbi El Alami et devrait s’entretenir avec le Chef du Gouvernement, Aziz Akhannouch et le Ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.

Gérard Larcher se rendra demain mardi  dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, afin d’y refléter, selon la présidence du sénat français, la nouvelle position de la France selon laquelle «le présent et l’avenir du Sahara occidental s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine» comme l’a déjà affirmé fin octobre dernier, le président français, Emmanuel Macron. A Laâyoune, il aura des entretiens des élus locaux et prononcera en la circonstance, un discours, avant de visiter en compagnie de sa délégation, plusieurs projets socio-économiques structurants de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, notamment le Centre des Arts et des compétences, le CHU de Laâyoune et le port phosphatier.

Il s’agit de la deuxième visite officielle d’une personnalité de haut rang de l’Etat français dans les provinces du Sahara marocain, après celle de la ministre de la culture, Rachida Dati qui s’était rendue du 17 au 18 février dans les provinces de Laâyoune, Dakhla et Tarfaya. Les déplacements des deux hauts dirigeants français dans les provinces sud du Royaume tombent comme un couperet sur la tête des dirigeants du front polisario et surtout de leurs parrains et sponsors algériens qui ont fait du litige artificiel autour du Sahara marocain, qu’ils ont eux-mêmes crée de toutes pièces dans les années 70, une priorité de leur diplomatie extérieure.

Le régime vert-kaki algérien craint désormais que le soutien de Paris à la marocanité du Sahara et le récent rapprochement entre le Maroc et la France, n’incitent d’autres grandes nations à emboîter le pas aux dirigeants français actant définitivement, la fin des chimériques revendications territoriales du polisario, qui durent, depuis près d’un demi-siècle en raison de l’entêtement des dirigeants algériens dans leur infructueuse ambition d’imposer leur leadership dans la région en affaiblissant le voisin marocain et au détriment de la stabilité dans la région du Maghreb arabe et du Sahel.