Les pays de l’AES soucieux de maintenir les liens entre leurs populations et celles de l’espace CEDEAO

Une réunion ministérielle, qui a regroupé, les 22 et 23 février à Bamako, les piliers Défense et Sécurité, Diplomatie et Développement de la Confédération des Etats du Sahel (AES), a examiné, entre autres, le contexte de la tenue prochaine de discussions de l’AES avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), après le retrait irréversible et avec effet immédiat, le 28 janvier 2024, du Burkina, du Mali et du Niger, pays membres fondateurs de la Confédération.

D’après un communiqué publié sur la page Facebook de la diplomatie burkinabè, les ministres des trois pays de l’AES ont réaffirmé l’attachement de leurs chefs d’Etat «à renforcer l’intégration sous régionale entre les populations de l’espace AES et celles de l’espace CEDEAO, liées par des relations séculaires et naturelles de fraternité, d’amitié et de complémentarité, malgré les incompréhensions politiques» entre les deux blocs.

Ces responsables ont également souligné «leur attachement aux valeurs de fraternité, de solidarité, d’amitié et de coopération, particulièrement avec les autres Etats de l’Afrique de l’Ouest, un attachement matérialisé par les mesures prises aux fins de faciliter la libre circulation des ressortissants des Etats membres de la CEDEAO au sein de l’espace AES».

Concernant le processus de dialogue avec la CEDEAO, ajoute le communiqué, les ministres de l’AES ont «affiné et validé leur approche commune, afin de préserver, en toutes circonstances, l’intérêt supérieur des populations de l’AES et des autres populations de la sous-région, liées par des relations séculaires de fraternité, qui transcendent les aléas politiques. »

Ils ont rappelé leur engagement à entamer les prochains échanges avec la CEDEAO « dans l’esprit constructif qui a toujours caractérisé leur volonté d’une intégration renforcée entre les Etats, mais aussi et surtout entre les Peuples, conformément à la vision panafricaniste qui anime les trois Chefs d’Etat. »

Les travaux de la réunion ministérielle, présidée par le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, ont été sanctionnés par l’adoption de documents de travail relatifs aux prochaines discussions avec la CEDEAO.