Le ministère des Affaires étrangères d’Afrique du Sud a confirmé ce dimanche 16 mars, que leur ambassadeur à Washington, Ebrahim Rasool a été informé par le «Département d’État vendredi 14 mars, qu’il avait 72 heures pour quitter le pays».
Sans ambages, sur X, le Secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio a accusé Ebrahim Rasool d’être «un homme politique raciste qui déteste l’Amérique». La poussée de fièvre diplomatique entre les deux pays est survenue après des propos d’Ebrahim Rasool accusant lors d’un webinaire tenu intervention, le Président Donald Trump de «mobiliser un suprémacisme contre le pouvoir en place» en Afrique du Sud.
Samedi et dimanche 16 mars, les autorités sud-africaines se sont efforcées de calmer les tensions. La Présidence sud-africaine a jugé «l’expulsion de son ambassadeur regrettable».
Pour sa part, le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Ronald Lamola a qualifié la démarche américaine de «sans précédent», tout en nuançant que «dans le cadre de relations diplomatiques normales, une démarche aurait dû être entreprise auprès de l’ambassadeur pour qu’il s’explique sur ses commentaires».
A ses yeux, la relation avec les États-Unis demeure «mutuellement bénéfique, stratégique et doit être maintenue». Ebrahim Rasool n’est pas à son premier séjour aux USA comme ambassadeur. La dégradation des relations diplomatiques entre Pretoria et Washington remonte à janvier 2025 dans le cadre du débat national sud-africain autour de la redistribution des terres. L’Administration Trump s’y est invitée via son conseiller, le milliardaire Elon Musk, natif de Pretoria.
Première puissance industrielle du continent africain, l’Afrique du Sud exporte annuellement un total de 1,88 milliard de dollars de véhicules vers les États-Unis, d’après le fisc sud-africain. Il s’agit de son deuxième secteur d’exportation à destination de Washington derrière les métaux précieux.