Le pouvoir du Général d’Armée, Abdourahamane Tiani a libéré ce lundi 1er avril, «une cinquantaine de personnes» dont d’anciens ministres du régime renversé le 26 juillet 2023 par un coup d’Etat.
Le pouvoir Tiani explique ce geste par l’esprit et la lettre des recommandations des «Assises nationales» de février 2025 qui ont autorisé la Transition nigérienne à gouverner «au moins jusqu’en 2029».
Parmi les officiels élargis ce 1er avril 2025, on compte des anciens ministres, des responsables politiques, un ex-ambassadeur, un journaliste ou encore des militaires accusés de «tentatives de coup d’Etat dans les années 2010».
Dans le lot de ces libérés, on recense en outre des personnalités arrêtées après le putsch qui a porté le général Abdourahamane Tiani au pouvoir. Ces prisonniers étaient détenus dans différentes prisons du pays, pour «complot ayant pour but de porter atteinte à la sûreté et à l’autorité de l’Etat».
C’est le cas du général Salou Souleymane, ancien chef d’Etat-major des Armées et de trois autres officiers condamnés en 2018 à une peine allant jusqu’à 15 ans de prison, pour avoir tenté de renverser Mahamadou Issoufou en 2015.
«Ces personnes bénéficient d’une remise en liberté conformément aux recommandations des Assises nationales pour la refondation», tenues en février 2025, a précisé le Secrétariat général du Gouvernement nigérien sur «Télé Sahel» (Télévision publique).
L’ancien ministre du Pétrole (Mahamane Sani Issoufou, fils de l’ex-Président Mahamadou Issoufou qui a participé aux Assises de février 2025) recouvre par ailleurs la liberté. Tout comme Kalla Moutari (ancien ministre de la Défense), Ahmed Djidoud (ex-ministre des Finances) et Ibrahim Yacoubou (qui détenait le portefeuille de l’Energie).
Le leader du PNDS (ancien parti au pouvoir), Foumakoye Gado, ainsi que le journaliste Ousmane Toudou figurent en outre sur la liste des élargis aux côtés d’Alat Mogaskia (ex-ambassadeur du Niger au Nigeria).