Des milliers de Sud-africains ont manifesté ce lundi 1er avril, dans les rues de grandes villes du pays Arc-en-ciel, «pour réclamer justice» après le viol d’une fillette de sept ans dans son école, inconduite pour laquelle «aucun suspect n’a encore été arrêté», selon des sources officielles.
Le viol de la petite fille qui a désormais huit ans, objet de la colère populaire de ce lundi a eu lieu en octobre 2024 dans une école située dans la province du Cap-Est, au Sud-est de l’Afrique du Sud, mais l’affaire n’a attiré l’attention du grand public qu’il y a environ deux semaines, lorsque sa mère s’est confiée dans un podcast et auprès de la presse locale, «exigeant des avancées dans l’enquête» sur ce viol.
Plus de 2.000 personnes ont défilé ce mardi 1er avril au Cap, et des milliers d’autres dans plusieurs grandes villes comme Pretoria, Johannesburg et Durban, ont rapporté plusieurs témoins.
La semaine écoulée, le ministre sud-africain de la Police, Senzo Mchunu, avait assuré que la Police «enquête avec le plus grand sérieux» et qu’elle a identifié trois suspects, dont des membres du personnel de l’école que fréquentait la victime.
Selon des statistiques onusiennes, une femme sur trois «subit des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie en Afrique du Sud» et selon la police et le parquet sud-africain, sur les «42.500 viols signalés en 2023-24, 17.100 concernaient des enfants. Seuls 449 de ces cas de viols d’enfants sont été jugés».