Les travaux du Sommet mondial sur l’intelligence artificielle de l’Afrique, qui ont débuté le jeudi 3 avril au Convention Center à Kigali, la capitale du Rwanda, prennent fin ce vendredi, en présence du Président rwandais, Paul Kagame et de son homologue togolais, Faure Gnassingbé.
Plus de mille participants venus de tous les continents aborder à travers 20 sessions des sous-thématiques comme «la gouvernance des données, l’infrastructure nécessaire pour l’IA (Intelligence artificielle), l’entrepreneuriat, ainsi que son impact sur des secteurs comme l’agriculture».
La rencontre de haut niveau devait explorer durant 48H «le rôle-clé que joue l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’IA» autour du thème global «L’intelligence artificielle et le dividende démographique de l’Afrique : réimaginer les possibilités économiques pour la main-d’œuvre africaine».
Les organisateurs de cette grand-messe mettent en avant le fait que «l’Afrique dispose de la main-d’œuvre la plus dynamique au monde». Outre les présidents rwandais et togolais, prennent part à cette rencontre panafricaine de nombreux experts du secteur technologique, des investisseurs et des chercheurs de renommée internationale.
L’hôte de ce Sommet, Paul Kagame, a souligné jeudi à l’ouverture des travaux, «l’urgence de procéder à des investissements stratégiques dans les infrastructures numériques, le développement de la main-d’œuvre et l’intégration continentale pour garantir un avenir prospère à l’Afrique grâce à l’IA».
Il a salué, dans le même élan, la création du «Conseil africain de l’intelligence artificielle, une initiative visant à orienter le développement de l’IA sur le continent. Le potentiel d’innovation et de créativité de notre continent est immense, et c’est déjà un avantage comparatif que l’IA peut multiplier».
Pour sa part, Faure Gnassingbé a insisté sur le fait que la «jeunesse doit bénéficier d’une formation et de connaissances qui lui permettront d’être compétitive sur un marché mondial en constante évolution en matière d’IA », ajoutant que « nos ressources naturelles seront essentielles à la construction d’une infrastructure performante».
Le nouveau Président de la Commission de l’Union Africaine, Mahmoud Ali Youssouf a de son côté, appelé l’Afrique à rester déterminée à intégrer l’IA dans ses secteurs clés, et à renforcer la coopération continentale pour que le développement de ces technologies soit «inclusif et bénéfique à tous».