Un coup de balai s’opère au QG de la MINURSO à Laâyoune, avant son très probable départ du Sahara marocain

La mission de l’ONU au Sahara Occidental marocain «MINURSO» a commencé à faire un remue-ménage dans son Quartier Général (QG) basé à Laâyoune, chef-lieu du Sahara marocain en attendant de lever définitivement le voile de la région où elle opère depuis 34 ans.

Créée le 29 avril 1991 par la résolution 690 du Conseil de sécurité, la MINURSO a en effet, décidé de ne pas renouveler les contrats de ses employés et son QG à Laâyoune en a informé les contractuels marocains. Elle a également décidé la suspension du recrutement de nouveaux agents étrangers, conformément à une directive émanant du siège de l’ONU à New York.

La fin cette mission onusienne devrait être accélérée par le retour à la Maison Blanche, du président républicain des Etats-Unis, Donald Trump qui avait déjà proclamé officiellement fin décembre 2022, la reconnaissance de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara tout en appuyant sa proposition d’autonomie qu’il considère comme «sérieuse, crédible et réaliste » et «la seule base d’une solution juste et durable pour une paix et une prospérité durables».

Cette décision signifie que Washington a bien l’intention de changer entièrement la trajectoire de cet épineux litige territorial qui traîne depuis près d’un demi-siècle en l’absence de toute solution définitive longtemps attendue de l’ONU et de sa MINURSO.

Pourtant il est de notoriété que ce litige artificiel a été créé de toutes pièces par les régimes algérien et libyen dans les années 70 et 80 à l’époque du défunt président algérien, Houari Boumediene et du leader libyen, Mouammar Kaddafi pour affaiblir la monarchie chérifienne qui leur disputait le leadership régional au Maghreb et en Afrique subsaharienne.

Sous son second mandat, le président Donal Trump, dont le pays est membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU et un acteur très influent sur l’échiquier diplomatique international, ne va pas tarder, selon les observateurs et certaines sources proches du parti républicain, à achever le travail qu’il avait déjà commencé en 2020 dans le dossier du Sahara marocain. D’autant plus,  Trump n’avait pas omis de rappeler à cette date, que les Etats-Unis restaient redevables envers le Maroc, pour avoir été le premier Etat à reconnaître leur indépendance, en décembre 1777.

Parmi les signes précurseurs du départ de la MINURSO, on retient la détermination de l’administration Trump à fermer le robinet des contributions américaines aux missions de paix de l’ONU, dont la MINURSO, qui sans ces budgets, ne pourraient pas survivre.

D’autre part, la proposition marocaine d’une large autonomie pour le Sahara a été officiellement soutenue par les deux anciennes puissances coloniales, l’Espagne et la France qui connaissent à fond, l’historique de ce territoire pour l’avoir longtemps occupé.

Avec l’appui officiel de ces trois puissances occidentales, le sort du Sahara marocain est pratiquement prêt à être définitivement scellé sur la base de la proposition marocaine d’autonomie, tandis que l’option d’un «référendum d’autodétermination» que réclame la partie adverse (l’Algérie et le front Polisario) est considérée comme désuète et définitivement enterrée depuis 2010, par le Conseil de Sécurité de l’ONU.

In fine, ce ne sera que justice rendue au Maroc compte tenu de ses droits  légitimes aux plans historique, géopolitique et territorial et en considération des «Bey’a» (allégeances) traditionnelles des tribus Sahraouies au trône alaouite depuis la nuit des temps et depuis le temps où les frontières de l’empire chérifien s’étendaient au sud, jusqu’au fleuve Sénégal et le territoire marocain s’étendait à l’ouest jusqu’à la ville d’Oran bien au fond du Sahara sud-ouest algérien.