Plus de 8.500 personnes ont été tuées depuis fin janvier 2025 dans les affrontements en cours dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), très précisément à Goma, province du Nord-Kivu, a révélé ce jeudi 27 février, le gouvernement congolais.
«Plus de 8.500 corps ont été enterrés et une trentaine (de corps) sont encore dans les morgues à Goma», a insisté le ministre congolais de la Santé, Roger Kamba, lors d’un point de presse.
D’après cet officiel congolais, au moment où la rébellion du M23 a attaqué Goma, cette vaste cité abritait «environ un million d’habitants, et plus de 700.000 déplacés».
Roger Kamba a par ailleurs révélé que «5.597 blessés ont été enregistrés dans les structures sanitaires» de la ville précitée, alors que selon l’ONU, les opérations humanitaires à Goma (plaque tournante logistique pour toute la région), sont gravement affectées depuis le 26 janvier 2025, son aéroport international restant toujours fermé.
L’ONU rappelle qu’un couloir humanitaire a toutefois été ouvert à la mi-février 2025 dans la région de Goma, permettant à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) d’acheminer des produits humanitaires via le Kenya et le Rwanda.
Depuis fin janvier 2025, l’ONU évoque de façon récurrente au moins «4.000 décès» engendrés par les affrontements entre le M23 et les FARDC (Armée congolaise) dans l’est de la RDC.