Le FMI revoit à la hausse la croissance économique en RCA durant l’exercice 2024

Le Fonds monétaire international (FMI) qui annonçait octobre 2024, une révision légèrement à la baisse à 1,0 % de la croissance économique en République centrafricaine (RCA) en 2024, en raison notamment des perturbations dans la fourniture d’électricité ainsi que des retards importants accusés dans l’approvisionnement en carburants par le fleuve Oubangui, il prévoit à présent u taux de croissance de 1,8%, faisant renaître l’espoir dans le pays.

«Notre estimation de la croissance du PIB réel en 2024 a été revue à la hausse, à 1,8%, reflétant un rebond de la consommation de carburants par rapport à 2023 et la résilience de certains secteurs tels que les télécommunications et la sylviculture», a déclaré, dans un communiqué publié hier jeudi, Albert Touna Mama, chef de file d’une équipe du FMI qui a séjourné à Bangui du 19 au 28 mars dernier, au titre des troisième et quatrième revues du programme de la RCA soutenu par la Facilité Elargie de Crédit (FEC).

En termes de perspectives, les experts du FMI ont anticipé une accélération graduelle de l’activité économique, aux alentours de 2,9% en 2025, tirée par une combinaison de facteurs dont entre autres, le déploiement en cours de la 4G, un rebond attendu dans le secteur minier dans un contexte de levée de l’embargo sur les diamants, et l’avancement des travaux liés au Corridor 13.

Mais la délégation du FMI a averti que ces perspectives de croissance sont soumises à d’importants risques baissiers liés notamment aux conséquences potentielles de la suspension partielle de l’aide américaine, au calendrier électoral et aux difficultés persistantes dans le secteur de l’énergie.

Elle a en revanche, salué la volonté des autorités centrafricaines de poursuivre leurs efforts dans la mise en œuvre des réformes des finances publiques, notamment en termes de digitalisation des régies financières, ainsi que de limitation des exonérations exceptionnelles à la Douane.

Elle a réitéré son appel à la communauté internationale de soutenir les efforts du gouvernement dans la stabilisation de ses finances publiques, sachant que davantage de financements hautement concessionnels contribueraient à atténuer les vulnérabilités liées à l’endettement, et à réduire la pression du service de la dette sur les dépenses sociales de l’Etat centrafricain.